POSTE SCRIPTUM : ECRIVONS L’HISTOIRE DE LA POSTE....

4 Octobre 2016, 06:50  -  #histoire, #philatélie, #expositions, #techniques, #Résistance

Il y a vingt ans, qui aurait pu imaginer que l’on s’inquiéterait un jour pour le devenir de la poste ? Elle fait tellement partie de notre paysage, avec ses bureaux, ses facteurs, ses véhicules, ses boîtes, son bleu et son jaune... Elle fait partie de notre histoire.

Elle a accompagné de grands événements, tristes ou heureux. Elle a permis à des artistes et à des scientifiques d’échanger leurs idées. Elle a aidé des familles à rester en relation malgré la distance ou l’enfermement.

Alors accordons à la poste la place qu’elle mérite par une rubrique consacrée à son histoire.

UNE TOILE D’ARAIGNEE
NOMMEE LA POSTE

On a l’impression que la poste a toujours existé. Mais sa naissance en tant que système d’Etat de correspondance est due à un souverain soucieux d’échanger plus rapidement et plus efficacement grâce à un système de relais les informations nécessaires au contrôle et au développement du royaume : Louis XI, qui régna de 1461 à 1483, mit sur pied la poste aux chevaux en 1476-1477, à son service exclusif, pour surveiller notamment son ennemi Charles le Téméraire.

L’établissement d’un véritable service des postes permit au roi de tisser un réseau d’informateurs comme une toile. Celui que l’on surnomme « l’araignée » parce qu’il grapillait des territoires (comme l’Artois, la Bourgogne, la Franche-Comté), s’étant installé « au château de Plessis-lez-Tours, », conçut la poste d’état à partir de Tours, qui devint « le centre du royaume. (…) Les premières routes furent organisées en 1479 à partir de Tours à l’exemple de Tours-Blois-Orléans-Paris, Tours-Vierzon-Bourges ou Tours-Châtellerault-Poitiers-Bordeaux. La route de Paris mena ensuite jusqu’à Arras du fait des intérêts du roi en Picardie. Lyon devint également une plaque tournante pour une raison politique : la volonté de Louis XI d’annexer la Provence au royaume. » (LECOUTURIER, p. 12).

Les chevaucheurs du roi étaient « à la fois postiers et informateurs », notamment en matière de défense du territoire. Louis XI les plaça sous le contrôle de contrôleur[s] des chevaux de l’écurie » (…) sous l’autorité du grand écuyer. Le premier titulaire fut Robert Paon. » (ALLAZ, p. 129-130).

Les routes postales ne devinrent permanentes que progressivement : « Cet établissement provisoire devint permanent et fut ouvert au public au début du XVIe siècle. Le réseau des routes de poste s’étoffera dans la seconde moitié du XVIIIe siècle suivant en cela l’effort d’équipement routier. » (MARCHAND, p. 13).

Louis XI ne mesura sans doute pas la portée de la création des relais postaux et de routes postales. Ce fut l’embryon d’un système postal d’état, qui s’ouvrit ensuite à la population pour lui permettre de transmettre lettres et colis. A travers des décisions prises pour étendre son pouvoir, grâce à son intérêt pour les techniques et les lettres, Louis XI sut se démarquer de ses prédécesseurs, notamment son père Charles VII, contre lequel il se rebella dès sa jeunesse, s’alliant même à des frondeurs : plutôt que de continuer à guerroyer avec acharnement en menant de pauvres gens au massacre (contexte de la fin de la Guerre de Cent Ans), il marqua son intérêt pour ce que l’on appellerait aujourd’hui le renseignement et la manipulation. Il fit toutefois la guerre, contre Charles le Téméraire en particulier. Il utilisa des espions pour fomenter des révoltes dans les zones de conquête de son rival.

Le système postal qu’il mit en place, s’il était conçu pour servir ses intérêts, contribua à la modernisation de la France et prépara le terrain pour la création d’une poste ouverte aux particuliers plus d’un siècle plus tard : « Ce n’est qu’à l’issue d’une évolution longue d’environ cent vingt années que le maillage des routes postales couvrit à peu près tout le territoire du royaume ; que les maîtres de poste devinrent la figure emblématique du système postal français et européen ; et enfin que la Poste royale s’ouvrit officiellement à la correspondance des particuliers.

Tous les successeurs de Louis XI (…) ont poursuivi l’œuvre postale entreprise, pérennisant des routes et en ouvrant de nouvelles. » (ALLAZ, p. 130) .

Le roi ne se contenta pas de cette modernisation des communications via la poste aux chevaux et le développement du réseau routier : il contribua au développement de l’imprimerie.

« Le secret de Gutenberg, apporté à Paris par Pierre Schaeffer, fut payé très cher par le roi. Les premiers ateliers s’installèrent à la Sorbonne, avec des ouvriers allemands, et l’un d’eux imprima en 1477 le premier livre en Français : « La Chronique du Religieux de Saint-Denis racontant l’Histoire de France jusqu’à la mort du roi Charles VII. »

Louis XI avait deviné combien l’imprimerie pouvait le seconder, en faisant sa propre propagande et en colportant son rayonnement à travers le monde. A son avènement, il avait déjà manifesté son goût pour les lettres en grâciant notre grand poète : François Villon. » (de VILLEFOSSE, p. 26).

La littérature intégra d’ailleurs les premiers de pas de la poste d’état à l’univers de la fiction : « Des chevaux de taille légère durent courir tout d’une traite des étapes de quatre lieues, puis de sept lieues sur les routes, et c’est de là que vient la fameuse légende des bottes que le Petit Poucet sut, d’après le conte de Perrault, dérober à l’ogre. » (de VILLEFOSSE, p. 26).

Plusieurs versions existent de ce conte issu de la tradition orale. Dans l’une des fins, proposée par Perrault, le Petit Poucet dans sa fuite transmet un message au roi en croisant son armée et devient le messager du souverain.

Au-delà d’une manœuvre politique, sans le savoir, Louis XI contribua ainsi à l’histoire mais aussi à la légende de la poste.

Volubilise, le 3 octobre 2016

OUVRAGES

- ALLAZ, Camille, Histoire de la poste dans le monde, Pygmalion (département de Flammarion, 2013), 687 p.

- LECOUTURIER, Yves, Histoire de la Poste en France, éditions Ouest-France, Rennes, 2011, 127 p.

- MARCHAND, Patrick, Voyageurs, postillons et brigands – Sur les routes de France au temps des diligences, Editions Musée de La Poste, Paris, 2013, 41 p.

- de VILLEFOSSE, Héron, (raconté par) ; LIOZU, Jacques, (imagé par), Louis XI, Librairie Gründ, Paris, 1958, 32 p.

FILM DOCUMENTAIRE

MIGNOT, Catherine, sur une idée de Thierry BRUANT et Dominique MOUGENOT, Louis XI, L’Araignée, collection Les Rois de France, visionné le 06-05-2016 sur la chaîne « Toute l’histoire » sur le site internet You Tube.

 

NOTRE-DAME

 

DE CLERY

 

LA BASILIQUE

 

ET LOUIS XI

 

 

Au beau milieu de Cléry-Saint-André dans le Loiret, non loin de Meung-sur-Loire, trône un édifice religieux massif : la basilique Notre-Dame.

Détruite en 1428 par les Anglais lors de la Guerre de Cent Ans, elle fut reconstruite entre 1449 et 1485 par la volonté de Louis XI : « Durant une bataille contre les Anglais, Louis XI, alors dauphin de France, fait le vœu de rebâtir une église à Cléry s’il triomphe ; le projet sera mis en œuvre en 1443 par Charles VII et Jean de Dunois qui fondèrent la nouvelle église. » (p1-.2).

Le monument où Louis XI et son épouse Charlotte de Savoie furent inhumés en 1483 a subi des modifications au cours des siècles : « à l’origine mausolée en bronze et statue du roi en cuivre doré émaillé représenté en chasseur priant », le tombeau du roi est détruit « par les protestants à la suite de la prise de la ville d’Orléans par les armées du prince de Condé. (…)

En 1622, Louis XIII fait construire une nouvelle sépulture en marbre plus modeste qui sera à son tour détruite à la Révolution française (…) Au XIXe siècle, l’architecte François-Narcisse Pagot et le sculpteur Romagnési reconstituent un nouveau mausolée », finalement « démonté en 1868 puis replacé en 1896 sur un monument (…) qui figure aujourd’hui dans la nef de l’église. » (p. 3).

Voici quelques photographies du tombeau de Louis XI et de la basilique.

(Sources : visite de la basilique et article Wikipedia)

Volubilise, octobre 2016.

Clichés Volubilise et Fleur de Lotus, août 2016. N.B. : malgré plusieurs tentatives, overblog ne veut pas mettre les trois dernières photos dans le bon sens. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour ce problème indépendant de notre volonté.
Clichés Volubilise et Fleur de Lotus, août 2016. N.B. : malgré plusieurs tentatives, overblog ne veut pas mettre les trois dernières photos dans le bon sens. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour ce problème indépendant de notre volonté.
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DES POSTIERS EN RESISTANCE

 

 

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, des postiers travaillant au courrier ou aux télécommunications ont été les auteurs d’actes de Résistance, participant à la lutte contre l’Occupation nazie et à la facilitation du débarquement de Normandie en août 1945. Certains de ces actes se sont faits dans le cadre de leur travail, d’autres en utilisant du matériel ou des locaux postaux, d’autres enfin en dehors de tout rapport avec le travail de postier :

« Si « des médecins, des instituteurs ou des électriciens ont participé à la Résistance à titre individuel, sans aucun lien avec leur activité professionnelle », cela fut aussi le cas des postiers qui ont hébergé des prisonniers évadés ou des aviateurs, et sont devenus les premiers passeurs bénévoles… Par la suite, avec la remise en route des services publics, les possibilités offertes par leur métier seront mises au service des mouvements de résistance. » (COMITE D’HISTOIRE DE LA POSTE ET DES TELECOMMUNICATIONS / INSTITUT D’HISTOIRE DU TEMPS PRESENT (C.N.R.S.), L’Œil et l’oreille de la résistance – Action et rôle des agents des P.T.T. dans la clandestinité au cours du second conflit mondial, Actes du colloque tenu à Paris les 21, 22, 23 novembre 1984, Editions Erès, Toulouse, 1986, p. 173).

Actes de sabotage, transmission de courriers et d’informations, mise à l’abri d’évadés ou de personnes menacées… Ces actes relèvent souvent de l’initiative et de l’action individuelles, parfois de l’action collective, à l’intérieur d’un réseau. Même quand la hiérarchie de ces postiers n’a pas participé de façon active à ces faits de résistance, ils les ont au moins permis en couvrant leurs auteurs, en refusant de les dénoncer aux SS et à la Gestapo : « Les responsables de l’administration des PTT pendant la guerre ont été, d’une façon générale, non pas participants mais sympathisants. » (Ibid., p. 163).

Avec le recul, certains anciens postiers pensent qu’à la Libération cette forme de participation à la Résistance aurait dû être davantage reconnue, et que le soutien apporté par certaines personnes a été parfois ignoré : « Je regrette qu’il y ait eu des mouvements d’épuration un peu trop intenses à la Libération. » (Ibid.).

Nombre de femmes y ont pris une part active. Ce qui les a aidées à prendre cette place, c’est le rôle qu’elles ont joué dans le fonctionnement du pays en l’absence des hommes partis sur le front, tués ou prisonniers : les PTT se mirent à manquer de personnels et firent appel à un nombre conséquent d’auxiliaires, en majorité des femmes :

« Le nombre important de mobilisés (37 % de l’effectif masculin), puis des prisonniers, eut pour conséquence de clairsemer les rangs des agents des PTT et de désorganiser ce tissu de relations. Pour pallier ce déficit, il fut procédé à un recrutement massif de personnels nouveaux, mais qui n’étaient pas des inconnus. En effet, les anciens fonctionnaires retraités depuis moins de cinq ans furent rappelés à l’activité. Cette mesure n’atteint pas pleinement son but et l’administration procéda à un embauchage massif de 20 000 auxiliaires. Ce furent pour la plupart des femmes ou des filles de combattants de la guerre de 1914-1918, des filles ou des mères de mobilisés. Par ces mesures, on assiste paradoxalement à un renforcement, comme en 1914, du rôle des femmes, ce qui explique en partie leur place spécifique dans la Résistance. » (Ibid., p. 196).

L’une de ces Résistantes est particulièrement mise à l’honneur par La Poste : Simone MICHEL-LEVY, (1906-1945).

C’est elle que Fleur de Lotus va vous présenter.

Volubilis, 17 mars 2019

 

 

Simone MICHEL-LEVY

 

Une employée des P.T.T.

 

en Résistance

 

Simone Michel-Lévy est née à Chaussin (Jura) le 19 janvier 1906. Son père est plâtrier. Elle sera pendue à Flossenbürg le 13 avril 1945 en Bavière. C’est une des six femmes nommées Compagnon de la Libération par le général de Gaulle. Elle recevra à titre posthume de nombreuses décorations.

Avec un brevet élémentaire, à 16 ans, elle rentre aux PTT à Chauny (Aisne).  « En 1939 elle est contrôleur-rédacteur au département commutation de la Direction des Recherches et du Contrôle technique à Paris ». Dès décembre1940 elle rejoint avec Maurice Horvais la Résistance dans le réseau « Action PTT », d’Ernest Pruvost. Ils organisent sur tout le territoire un système de renseignements et de communications clandestins. Sous le nom de madame Flaubert elle est responsable du secteur « radio ».

Fin 1942, « Action PTT » se rapproche de la « Confrérie Notre-Dame de Castille» (CND) du colonel Rémy, et de l’ « Organisation civile et militaire ». Simone Michel-Lévy installe, gare de Lyon, une structure pour le transport du courrier clandestin et des postes émetteurs « par voitures postales et sacs plombés, en s’appuyant sur les ambulants des PTT ». Elle devient Emma, Françoise ou madame Royale, détourne du matériel télégraphique, sabote des départs pour le STO, fabrique des faux papiers…

Robert Bacqué de la CND trahit… Elle se fait piéger au café « Le François Coppée » 1 boulevard du Montparnasse (Paris XIV).  Torturée, elle se tait… Gestapo rue des Saussaies… Prison de Fresnes…  Puis camp de Royalieu (Oise), camp de transit, ouvert de 1941 à août 1944, dirigé uniquement par les Allemands.  Plus de 46 000 femmes et hommes y furent internés… Le convoi des 27 000 quitte Compiègne le 28 janvier 1944…

Ravensbrück, camp de concentration pour femmes, le 3 février ; là, elles perdent leur identité, elles deviennent un numéro tatoué de 27 030 à 27 988…  Simone Michel-Lévy monte une chorale. 133 200 femmes et enfants ont « vécu » dans ce camp, au nombre desquels Marie-José Chombart de Lauwe, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Charlotte Delbo (voir sur ce blog larticle en rubrique « Femmes de lettres »), Catherine Dior, Anise Postel-Vinay, Elisabeth Rothschild, Violette Szabo (parachutée en Haute-Vienne, dans le maquis de G. Guingouin, voir sur ce blog le texte en rubrique « Histoire en lettres »), Germaine Tillon, Marie-Claude Vaillant-Couturier, et beaucoup, trop d’autres. On estime que 90 000 femmes y sont mortes.

Printemps 1944 Simone Michel-Lévy est envoyée au camp de Flossenbürg (Tchécoslovaquie), dans une usine d’armement. Elle se livre avec deux amies à plusieurs sabotages. « Le 13 avril 1945, sur ordre d’Himmler, Simone Michel-Lévy, Hélène Lignier, Noémie Suchet, sont pendues, dix jours seulement avant la libération du camp par l’armée soviétique ». Le corps de Simone Michel-Lévy, assassinée à 39 ans, est quelque part, là-bas.  Un cénotaphe est dans le cimetière de Chaussin.

« Ne pleurez pas, c’est un ordre. Ne soyez pas tristes. Moi je ne le suis pas. Mon cœur est calme autant que mon esprit. Dans ma petite cellule, j’interroge le ciel, je pense à tout ce qui est beau, à tout ce qui est clair ». Dernière lettre à ses parents.

Fleur de Lotus, mars 2019

Sources :  Le Maitron dictionnaire biographique Mouvement ouvrier Mouvement social (Annie Pennetier, Fançoise Strauss), et sites internet.

Un timbre a été émis en 1958 dans la série « Héros de la Résistance », dessin et gravure Albert DECARIS, taille douce rotative.

Au niveau du numéro 59 de l’avenue de Saxe sur son terre-plein central (Paris VII et XIV arrondis-sement), une plaque, depuis un arrêté municipal du 11 aout 2006, honore la mémoire de cette femme grande résistante.

Au niveau du numéro 59 de l’avenue de Saxe sur son terre-plein central (Paris VII et XIV arrondis-sement), une plaque, depuis un arrêté municipal du 11 aout 2006, honore la mémoire de cette femme grande résistante.

D’autres plaques sont visibles en France, une au-dessus de la Brasserie Le François Coppée, inau-gurée le 13 avril 2018, date anniversaire de son exécution. On peut en voir dans des institutions de France Télécom. Plusieurs communes ont honoré sa mémoire.

D’autres plaques sont visibles en France, une au-dessus de la Brasserie Le François Coppée, inau-gurée le 13 avril 2018, date anniversaire de son exécution. On peut en voir dans des institutions de France Télécom. Plusieurs communes ont honoré sa mémoire.

Jacques Pequeriau, un ancien de France-Télécom, a publié Simone-Michel-Lévy aux éditions Cêtre (2007).

Jacques Pequeriau, un ancien de France-Télécom, a publié Simone-Michel-Lévy aux éditions Cêtre (2007).

Carrefour Violette Szabo

 

1921-1945

 

Membre de la mission Interalliée

 

S.O.E « Salesman » 1944

 

Inscription sur une stèle située à quelques kilomètres du Mont Gargan (731m en Haute-Vienne), où se déroulèrent du 18 juillet au 24 juillet 1944 de violents combats opposant l’occupant allemand et des miliciens aux maquisards dirigés par le « préfet du maquis », le colonel Georges Guingouin, qui commandait la 1ère brigade de marche limousine F.T.P., les Francs-tireurs et partisans.

Winston Churchill créa le Special Operations Exécutive, pour soutenir divers mouvements de résistance en France, ce que le général de Gaulle apprécia peu. Outre des atterrissages clandestins de nombreux parachutages d’armements, d’équipements radio, de ravitaillements en tout genre, la quête de renseignements, étaient le quotidien de ce service.

En avril 1944 Violette Szabo tente de remonter le réseau Salesman à Rouen, dont plus de 100 membres  sur 350  avaient été arrêtés. En juin 1944, elle est parachutée dans le Limousin pour établir le réseau Salesman II. Elle est arrêtée le 10 juin 1944.

Fleur de Lotus, 8 mai 2019

 

POSTE SCRIPTUM : ECRIVONS L’HISTOIRE DE LA POSTE....

 

 C'EST DANS LA BOITE !

 

En des temps pas si anciens que nous pourrions le penser, nous en trouvions facilement, sans avoir à faire des détours lors d'un déplacement. Aujourd'hui, il faut parfois chercher longuement, voire demander à un passant où est la plus proche. Même dans un bureau, elle n'est pas toujours

immédiatement visible, et souvent elle n'y est même pas : il faut ressortir pour la trouver.

Si l'on peut se sentir dérouté par une telle raréfaction, c'est parce qu'elle faisait partie de nos paysages depuis longtemps, et s'y était installée au fil du temps, gagnant tout le territoire, depuis La Petite Poste de Paris au XVIIème siècle. Vous avez deviné de quel objet postal je parle : la BOITE AUX LETTRES.

 

Si vous allez sur le site du CHP (Comité pour l'Histoire de la Poste) dont nous vous donnons le lien ci-dessous, dans la rubrique "dossiers documentaires" (colonne de droite), vous pourrez télécharger un document sur son histoire. L'ensemble du site est une véritable malle aux trésors pour qui s'intéresse à l'histoire postale.

 

Volubilis, décembre 2018.

 

Le dossier documentaire a été conçu par la Bibliothèque Historique des Postes et Télécommunications (BHPT), le
Comité pour l’histoire de La Poste (CHP), le Service national des Archives de La Poste (SNA), la
Fédération Nationale des Associations de personnel de La Poste et de France Télécom pour la Recherche
Historique (FNARH)

La BHPT est un autre lieu incontournable pour les passionnés d'histoire postale.

Pour illustrer l'importance de la boîte aux lettres dans notre quotidien, voici quelle place elle a prise dans une commune du Loiret (45, région Centre)...

SAINT-MARTIN D'ABBAT,

 

VILLAGE DES BOITES AUX LETTRES

 

Les habitants de ce village organisent des ateliers et un festival de transformation créative de boîtes aux lettres. Au cours de vos déambulations au hasard des croisements de rues; vous découvrirez des boîtes originales, colorées, drôles, portant à la rêverie, poétiques, monumentales, appétissantes !...

N'hésitez pas à aller y faire un tour. Vous ne regretterez pas le déplacement.

 

Volubilis, décembre 2018

PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.
PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.

PHOTOS PRISES EN AOUT 2015.

MFK BERNE
  VOUS ÊTES EN COMMUNICATION AVEC BERNE

 

 (MFK Berne, Suisse)

 

Pas eu le temps de voir la ville de Berne ! Mais je n’ai pas regretté le déplacement. Entre visite rapide du Musée de la Communication en repérant en priorité ce qui a un rapport avec la poste plutôt qu’avec les télécommunications, et consultation d’archives sur le mail art suisse, le programme était riche.

Si vous avez des enfants et si vous avez l’occasion d’aller du côté de Berne (il y a plein de choses à voir en Suisse, dans les musées comme dans les paysages), n’hésitez pas à faire un tour au MFK. D’abord, l’accueil par l’équipe des « communicateurs » — l’équivalent de nos médiateurs, mais présents en permanence pour guider tous les publics — est excellent. Si vous ne parlez pas allemand, vous pouvez rapidement identifier celle de ces personnes qui parle français, par une phrase inscrite dans cette langue sur son tee-shirt.

Ensuite, vous ne vous ennuierez pas, et vos enfants non plus. Ils pourront toucher plein de choses pour expérimenter les nombreuses animations virtuelles sensibilisant tout un chacun, dont les jeunes (grâce à la présentation), aux questions touchant à la communication aujourd’hui, autour du numérique et du virtuel. Vous pourrez par exemple vous attabler et converser avec un convive virtuel (assez déroutant !!!) et repartir avec votre propre timbre-poste sur une carte postale que vous pourrez expédier depuis le bureau de poste tout à côté.

Vous pourrez écouter la sonnerie du car postal suisse, véritable élément du patrimoine suisse, contempler l’un des distributeurs de cartes postales du début du XXe siècle, découvrir l’évolution des véhicules utilisés pour le transport du courrier, vous essayer au tri du courrier, admirer la sculpture représentant le monument de l’UPU (Union postale universelle, dont le siège est à Berne) … La philatélie est bien sûr présente, avec notamment les premiers timbres suisses, apparus en 1843, d’abord au niveau des cantons, puis de la confédération helvétique en 1849. Dans une salle vous pourrez consulter une base de données et trouver les timbres correspondants en tirant des panneaux coulissants.

Les enfants peuvent dans un premier temps circuler dans les étages du musée pour regarder les objets et tester les animations. Une approche ludique qui peut éveiller leur curiosité et les motiver pour aller lire un peu plus en détail les explications, disponibles en français et assez précises. Des familles bernoises reviennent souvent au musée pour que leurs enfants se distraient tout en se cultivant ou se cultivent tout en se distrayant.

Pas étonnant que le Musée de la Communication de Berne, rénové et modernisé, ait reçu le « 2019 Council of Europe Museum Prize » (Prix du Musée 2019 du Conseil de l’Europe). Est-ce que la rénovation et modernisation de l’Adresse-Musée de la Poste à Paris sera du même style ? Nous ne le saurons pas avant novembre 2019… Allez, plus que quelques semaines de patience…

 

Volubilis, 22 septembre 2019

Site du MFK Berne (Museum Für Kommunikation) :

https://www.mfk.ch/fr/home/

Article du MFK Berne sur le prix qu’il a reçu du Conseil de l’Europe :

https://www.mfk.ch/fr/prix-du-musee-2019/

Article du Conseil de l’Europe (sur son site) sur le prix remis au MFK Berne :

http://assembly.coe.int/nw/xml/News/News-View-fr.asp?newsid=7295&lang=1

 

 

POSTE SCRIPTUM : ECRIVONS L’HISTOIRE DE LA POSTE....
POSTE SCRIPTUM : ECRIVONS L’HISTOIRE DE LA POSTE....
 LES BUREAUX DE POSTE 

De moins en moins nombreux, ils ont longtemps symbolisé pourtant la grandeur du travail des postiers. Appelés autrefois « hôtels des postes », d’architecture variée, ils étaient un repère dans les communes, au même titre que la mairie ou l’église. Leur équipement a suivi l’évolution des technologies et, en ce début du XXIe siècle, la diminution de la place du courrier et la plus grande part prise par d’autres services, notamment financiers.

Préserver leur mémoire est une façon de préserver la mémoire du travail postal.

Dijon (21 000, Côte d’Or, Bourgogne) – Place Grangier

Inscrit sur la liste des monuments historiques, ce bureau de poste a été construit en 1909 (architecte dijonnais : Louis Perreau, style Art Nouveau), puis agrandi en 1932 (architecte des P.T.T. : Delavault, et Charles Danne, style Art Déco) Il est à l’emplacement où se situait le château fortifié de Dijon, construit au XVe siècle et détruit fin XIXe, et dont il ne subsiste que des galeries souterraines, et un puits dans le local de la chaufferie. La place qui porte aujourd’hui le nom de Grangier est située en plein centre-ville, non loin du marché.

La salle du public est au rez-de-chaussée. Il y a plus de 25 ans, on pouvait acheter des timbres à un distributeur situé vers l’entrée secondaire du bâtiment rue Jean Renaud, et téléphoner depuis l’une des cabines téléphoniques au sous-sol.

Des travaux de rénovation, de modernisation et de mise aux normes en termes d’accessibilité handicap et de respect de l’environnement se sont achevés début 2016.

 

Bureau de poste Dijon-Grangier, photographié par Volubilis le 6 janvier 2019.
Bureau de poste Dijon-Grangier, photographié par Volubilis le 6 janvier 2019.

Bureau de poste Dijon-Grangier, photographié par Volubilis le 6 janvier 2019.

 LUCYEN GRAVEUR 

 

 AUSTRALOPOSTAL 

 

Cette bande dessinée a été réalisée en 2016 au cours d'une action, d'un projet mené avec des jeunes en centre d'insertion sous la houlette d'un dessinateur de BD professionnel. Quatre jeunes et deux professionnels éducatifs ont créé leur propre bande dessinée, à partir d’une passion. J’ai bien sûr choisi l’histoire de la transmission du courrier postal.

 

Références :

 

- Hermès (le facteur) : divinité grecque qui transmet les messages. 

 

- Chauvet (sur le timbre) : nom donné à une grotte découverte en Ardèche par trois spéléologues, dont l’un s’appelle M. Chauvet. Des peintures rupestres préhistoriques y ont été découvertes. Le hibou du café de L’Antre Postes reprend l’une des figures représentées dans la grotte.

- « Bandit[s] ! Voyou[s] ! Voleur[s] ! Chenapan[s] ! / Qu’est-ce que c’est que ces hurlements ? » : extrait d’un poème de Jacques PREVERT : « La Chasse à l’enfant » (recueil Paroles), mis en musique par Joseph Kosma, interprété par Marianne OSWALD. Ce texte, comme le témoignage de journalistes, a contribué à alerter l’opinion publique et les politiques sur les conditions de vie indignes des enfants enfermés dans les colonies pénitentiaires en France. Il raconte la mutinerie des enfants du bagne de Belle-Ile-en-Mer en 1934.

- Coppens le Sage : Professeur Yves COPPENS, paléoanthropologue français de renommée internationale, notamment pour sa découverte de Lucy. Yves Coppens est l’une de mes idoles. Souvent les enfants s’intéressent à la préhistoire. Chez moi, cette passion a dépassé l’enfance, et je le dois à ce grand professeur, qui a l’immense double-mérite de savoir vulgariser ses connaissances en maintenant un discours et une écriture de qualité, et transmettre une vision positive de l’histoire de l’être humain et de la planète. Je fais partie de ceux qui ont grandi avec l'histoire de Lucy.

 

- Lucy (l’enchanteresse) : nom donné, par le Professeur Coppens et ses collègues participant à la même expédition archéologique en Afrique, à l'hominidé trouvé en 1974 en Ethiopie. Ils ont été inspirés par une chanson des Beatles qu'ils entendaient souvent : « Lucy in the Sky with Diamonds ».

 

- Afarensis (le scribe) : catégorie d’hominidés à laquelle appartient Lucy (Australopithecus Afarensis). Hommage à ceux dont le métier est l'écriture, à ceux qui l'ont inventée et à ceux qui la transmettent.

- Stampy (le dinosaure de Lucy l’enchanteresse) : Stamp = timbre (en anglais).

- Facteur Poulain : clin d’œil au facteur Ferdinand Cheval (1836-1924), qui a construit un véritable palais de pierre à partir de cailloux ramassés pendant sa distribution du courrier du côté de Hauterives (Drôme). Son palais est un monument de l'art brut.

- Tiveau Girard (l’espion) : son nom évoque celui du boulevard Vaugirard (quartier Montparnasse à Paris), où l’on peut à nouveau aujourd’hui visiter le Musée de la Poste.

- Louis XI (le dinosaure de Hermès) : souverain initiateur de la Poste d'Etat en France. Voir plus haut dans cette rubrique.

 

- La dernière vignette (le festin final) était l’occasion de rappeler à la mémoire les albums d’Astérix le Gaulois.

 

LUCYEN GRAVEUR AUSTRALOPOSTAL, Volubilis, 2016.
LUCYEN GRAVEUR AUSTRALOPOSTAL, Volubilis, 2016.
LUCYEN GRAVEUR AUSTRALOPOSTAL, Volubilis, 2016.

LUCYEN GRAVEUR AUSTRALOPOSTAL, Volubilis, 2016.

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