File à tes listes !

Listes d'enveloppes philatéliques, listes de timbres à date spéciaux, listes de flammes (aujourd'hui disparues, dommage, voyez la rubrique "Garde la flamme !" datée du 9 mai 2013)... Quand on collectionne, il y a un moment où les listes s'envolent, et reste une myriade de petits bijoux !... En voici une sélection, pour un voyage dans l'espace et le temps...
Légendes
- Franklin (Boston 1706-1790), Salon de l'Enfance, novembre 1956.
- Journée du Timbre-Distribution postale motorisée, Paris, 15 mars 1958.
- Proclamation de la République Malgache, 14 octobre 1958.
- U.N.E.S.C.O., Place Fontenoy, 21 janvier 1961. United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization : institution spécialisée de l'O.N.U. dont le siège est à Paris. En préambule de l'acte constitutif : "Les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix."
- N. Appert, 5 mars 1955. Industriel français, 1749-1841, on lui doit l'invention du procédé de conservation des aliments en les stérilisant par la chaleur dans des contenants hermétiques.
- 10ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme, République Malgache, 10 décembre 1958.
- Flore d'Outre-Mer, République Malgache, 31 janvier 1959.
- Conseil de l'Europe, 20 avril 1959.
- Cinq Martyrs du Lycée Buffon (Héros de la Résistance, fusillés le 8 février 1943), 25 avril 1959. Jean-Marie Arthus, Jacques Baudry, Pierre Benoît, Pierre Grelot, et Lucien Legros ont protégé par leur silence sous la torture le sixième et plus jeune lycéen de leur groupe, Michel Agnellet, décédé en 2012.
- Palais du Centre National des Industries et des Techniques (C.N.I.T.), Puteaux, 23 mai 1959. Construit au rond-point de la Défense (du nom d'une statue "La Défense de Paris"), avant l'existence du quartier d'affaires, suivant une technique de voiles minces doubles en béton armé, inauguré par de Gaulle et Malraux, classé monument historique.
- Première liaison de télévision par satellite 11-12 juillet 1962-Télécommunications Spatiales, Pleumeur-Bodou, 29 septembre 1962.
- Station de Télécommunications Spatiales, Pleumeur-Bodou, 29 septembre 1962. La construction du Radôme, station-relais en forme de bulle géante nécessaire au lancement du satellite américain Telstar 1, débute en 1961, dans ce qui est à l'époque le département des Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes d'Armor. Le 10 juillet 1962 à 0h47, l'antenne de Pleumeur-Bodou reçoit le signal de Telstar et retransmet les images américaines sur les écrans de contrôle (cite-telecoms.com).
- Yougoslavie, 1958.
- Maurice Bourdet, Créateur du Journal Parlé, 17-18 février 1962. Né le 9 avril 1902, il entre dans la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale, et meurt le 19 novembre 1944 en déportation en Allemagne.
- 20ème anniversaire de l'Appel du 18 juin, 18 juin 1960.
- Conseil de l'Europe, 14 janvier 1958.
- Robert Debré, 1882-1978, à l'entreprise Guigoz. Né à Sedan, Robert Debré est issu de la bourgeoisie alsacienne de 1870. Son père rabbin est promu à Neuilly-sur-Seine en 1888. Robert Debré ne sera pas attiré par la chose religieuse, il a la "fibre sociale" et fréquente la misère, l'insalubrité des quartiers populaires de la capitale en même temps qu'il est élève en philosophie au lycée Janson de Sailly ; là, il crée une imprimerie autogérée...
Il quitte la philosophie pour la médecine... En 1914, il est mobilisé comme médecin-lieutenant. Il devient chef de service à l'Hôpital des Enfants Malades en 1930. Les lois antisémites lui interdisent d'exercer. La solidarité qui s'organise, ses travaux reconnus, obligent le maréchal Pétain, malgré son engagement proche du Front Populaire, à signer une dérogation. Il refuse de porter l'étoile jaune. Au sein du Front national (mouvement proche du PC), il propose dès 1944 des réformes hospitalières comme le projet des CHU (Centres Hospitaliers Universitaires) qui allient soins enseignement et recherche, et qui verront le jour en... 1958, sous la houlette de son fils, Michel, qui dirige le gouvernement
Il a eu d'autres enfants dont Olivier, artiste peintre rattaché au courant de l'abstraction lyrique, décédé.
Novateur, il a influencé pendant plus d'un demi-siècle la pratique, la recherche, l'enseignement, la pédiatrie. Il est l'auteur de L'Honneur de vivre (1974) et l'un des premiers à avoir considéré les enfants comme des personnes.
- Carte postale philatélique : timbre à date spécial, du 22 octobre 1985, célébrant l'appariement (jumelage entre deux établissements scolaires et non entre deux villes), entre le Collège Fontaine d'Ouche à Dijon et le Lycée Provincial de Yako au Burkina Faso (ex Haute-Volta).
Leurs liens s'inscrivaient dans le travail d'éducation à la paix et au développement mené depuis 1976 (et jusqu'en 2001), par le Club Solidarité de ce collège d'un quartier périphérique de Dijon.
Un bureau de poste a été exceptionnellement installé dans le collège ce jour-là. Cartes et enveloppe étaient dédicacées par deux lycéens de Yako et par le secrétaire général du Comité de développement de la Région de Yako (C.D.R.Y. : groupement villageois œuvrant au développement de la région).
- Enveloppes philatéliques "Point philatélique 21-Dijon Grangier, Cité des Grands Ducs d'Occident", 2002. Dijon, en Côte-d'Or, a été capitale du Duché de Bourgogne. L’Hôtel des Postes dont il s'agit ici se situe au centre-ville, place Grangier, du nom d'un couple qui a légué sa fortune à la ville de Dijon.

Esteve ALBERT
(Dosrius, Espagne, 4 février 1914 -
Andorra la Vella, Andorre, 9 octobre 1995)
Écrivain, auteur d'un grand nombre de monographies historiques à thématique médiévale, il écrivit aussi de la poésie, du théâtre, des biographies de personnages contemporains et un grand nombre d'articles pour la presse de Catalogne et d'Andorre.
Il créa des montages scéniques destinés à être représentés dans des sites naturels, tels que le Pessebre Vivent d'Engordany (1956) (Crêche Vivante d'Engordany) et le Retaule de Sant Ermengol (1957) (Retable de Saint Ermengol) qui est représenté tous les ans dans la ville de la Seu d'Urgell. Il résida de façon intermittente en Andorre jusqu'à s'y installer définitivement.
Il écrivit plusieurs livres autour de la thématique andorrane, comme La vella Andorra vista per mossèn Cinto (1959) (L'Andorre ancienne vue par le père Cinto), La fi de la Revolució andorrana (1985) (La fin de la Révolution andorrane), L'home dels ocells i els peixos (1986) (L'homme des oiseaux et des poissons), Andorra Màgica (1987) (Andorre Magique), Don Guillem d'Areny i de Plandolit (1987-1988) (Dom Guillem d'Areny i de Plandolit) et la collection de “nadales” ("noëlles") publiées par Editorial Andorra avec des thèmes d'histoire, d'anthropologie et de sociologie d'Andorre : Nadala del 1988 (1988), El calvari d'Andorra i el síndic Duran (1990), Andorra. La cultura pirinenca en la formació d'Europa (1991), Una pubilla andorrana: la senyora Toneta Duran i Espar de Rebés (1992), Els quaranta anys del creixement d'Andorra (1930-1970) (1993) i La manera de viure d'abans i d'ara (1994).
Son Obra poètica (Œuvre poétique) fut recueillie et publiée posthume (1996), et également ses montages scéniques (1997 et 1999). En 1997 eut lieu à Sant Julià de Lòria la première de son œuvre lyrique pour ballet El despertar de les aigües (Le réveil des eaux), créée et mise en musique par Natàlia Solà à partir des poèmes d'Esteve Albert. En 1996 il reçut un hommage public.
Pessebre Vivent d'Engordany Montage scénique représenté en pleine nature à Engordany de 1955 aux années 60, créé et dirigé par Esteve Albert.
Joué par des hommes, des femmes et des enfants du village, il mettait en scène la naissance de Jésus et offrait à voir un éventail d'éléments de l'Andorre traditionnelle qui allaient du langage-même (dans les dialogues) jusqu'à l'exposition des coutumes et légendes populaires, l'interprétation de chants et de danses, la présence d'outils de la maison ou du champ, celle du bétail, et la caractérisation des costumes des personnages.
Ceux-ci étaient pour la plupart des archétypes des métiers et des conditions sociales, tels le berger et la petite bergère, le rabadà, les faucheurs, la trementinair, la fileuse, le cordonnier, le paraire, le fargaire, le chasseur et le pêcheur, les contrebandiers, le sabotier et même le skieur.
Ce fut la première des crêches vivantes qui par la suite proliférèrent en Catalogne et le Pessebre Vivent attira d'année en année une multitude de visiteurs au point de devoir prolonger de trois mois après Noël les représentations.
Articles tirés de : Valls Oliva, Àlvar (2006). Diccionari enciclopèdic d'Andorra . Andorra: Fundació Crèdit Andorrà.
Merci infiniment à l'ambassade de la principauté d'Andorre en France pour la traduction et l'envoi de ces articles.
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centenaire Esteve ALBERT : d2210
Emission le 8 novembre 2014
http://philandorre.online.fr/Compose.php/centenaire-Esteve-ALBERT

Figures incontournables de la philatélie, indispensables à l'univers de l'empreinte postale, les dessinateurs et graveurs qui œuvrent à la création des timbres-poste sont comme les lézards : ils se sentent tellement bien dans le monde postal qu'ils se fraient un chemin à travers les cailloux de la modernisation des outils pour retrouver une place au soleil, sous le regard des spécialistes et des promeneurs.
En témoigne l'activité de l'association "Art du Timbre Gravé", qui défend cet art et artisanat postal, et lui permet de ne pas complètement disparaître sous la concurrence du numérique.
Si vous avez l'occasion de rencontrer ces artistes, et d'assister à une démonstration de leur savoir-faire et de leur talent, n'hésitez pas. L'apparition de la gravure sur le papier est aussi magique que celle de l'image photo argentique dans le révélateur.
Démonstration de gravure lors de l'exposition "Mémoires gravées - Les Timbres racontent la guerre 39-45" (Journées du Patrimoine 2015) au Musée Jean Moulin (Paris-Montparnasse), en partenariat avec L'Adresse-Musée de la Poste.

Voici une carte portant LISA et oblitération du 11 mars 2017, date du Salon Philatélique de Printemps à l'Espace Champerret à Paris.
J'oublie parfois d'emporter des enveloppes !!! Alors, j'achète sur place soit une enveloppe, soit une carte, soit les deux !
Elles sont bien sûr déjà utilisées, mais je trouve amusant de fouiller à la recherche d'une belle illustration et, lorsqu'il s'agit d'une enveloppe philatélique, d'une belle oblitération et d'un thème intéressant ou original.
Cette carte-ci, intitulée Printemps, ne pouvait pas tomber mieux ! Elle date de... 1904 !
Volubilis, décembre 2018 (oui, oui, je suis très en retard !
)

Peu de monde en ce samedi printanier dans les allées du hall de l’Espace Champerret. C’est la première fois que je trouve l’espace vente complètement vide de clients ! J’ai tout mon temps pour consulter le catalogue, et vérifier ce que je vais acheter.
On a tout intérêt à déterminer de façon définitive ses acquisitions, pour ne pas risquer de dépasser le budget qu’on s’est fixé, tant les vendeurs rivalisent d’un savoir-faire inouï pour réussir à vous convaincre d’ajouter des timbres à votre panier, en flattant votre ego : par un subtil jeu linguistique et par la façon dont ils vous accueillent, ils montrent qu’ils vous considèrent comme un grand philatéliste, donc comme un client de valeur qu’il faut traiter avec une attention toute particulière mais aussi… qui ne saurait se contenter d’un ou deux timbres !
Comment pourriez-vous vous passer de telle ou telle rareté ? Ou d’une œuvre de telle beauté ? Ou d’un produit philatélique aussi exceptionnel ?!? Pas vous, tout de même ! Le problème est que, devant tant de tentations, vous risquez d’exploser votre budget. Il faut savoir dire non, et se dire que « non, non, je ne suis sans doute pas passé à côté d’une belle occasion ! » Fi des regrets, vous refaîtes mentalement la somme de vos achats, vous tendez votre carte bancaire, et vous repartez en vous répétant pour vous auto-convaincre : « Non, non, je n’irai pas au Carré d’Encre dès lundi ! »
En tout cas, cet accueil, digne de celui dans un grand hôtel de luxe ou chez les plus grands parfumeurs, fait du bien : il change de celui vécu au quotidien dans nombre de bureaux de poste aujourd’hui, où des professionnels, même parmi les plus amènes, finissent par devenir stressés, aigris et ronchons, au point qu’il faut vraiment parfois accorder une importance et une valeur particulières au courrier papier et à la philatélie pour oser encore se présenter au guichet avec en tête l’idée d’envoyer une lettre ou d’acheter des timbres. De nouvelles réponses au client font leur apparition dans les bureaux de poste : « Je n’attends que ça, qu’il y ait moins de courrier, et même plus du tout, ça ne ferait pas de mal ! » (sic !) ou bien « Ah non, nous ne faisons plus les oblitérations ! Allez voir l’automate ! » (re-sic ! ).
N’ayons pas peur de la mauvaise humeur de notre postier, celui-là même qui, il n’y a pas si longtemps, s’appliquait à nous faire une belle oblitération, bien propre et bien placée, sur notre enveloppe d’art postal, qui ne cachait pas sa satisfaction et sa fierté d’avoir ainsi orné et contribué à notre composition artistique, et qui pouvait s’exclamer : « Ah, oui ! J’ai entendu parler de concours d’art postal, et d’ateliers dans des associations et des écoles. Je crois que le Musée de la Poste fait parfois des expositions et des animations. On nous en a parlé en formation. » (sic aussi, heureusement).
Continuons à fréquenter les bureaux de poste, avec nos demandes aujourd’hui apparemment farfelues de timbres et d’oblitérations, même si cela ne suffira peut-être pas à tous les professionnels de la poste de retrouver le goût du contact avec le client, la conscience de leur importance sociale et de la valeur de leur mission fondatrice. Espérons que l’ensemble des postiers vont retrouver un jour, quelles que soient les évolutions de leur métier, un épanouissement professionnel qui ne peut que préserver leurs relations avec la population. Espérons aussi que la philatélie ne sera pas un jour dans un monde totalement à part, beaucoup moins accessible.
Continuons à fréquenter les salons philatéliques, pour y trouver ce que nous ne trouvons nulle part ailleurs, pour montrer aux artistes des postes que nous tenons à continuer à bénéficier de leurs talents, et pour savourer le temps qui nous est offert, qu’il y ait peu de monde ou pas, pour choisir l’achat d’un timbre comme si nous achetions un tableau, et se faire, ou faire à ceux que l’on aime, un cadeau précieux et un précieux cadeau.
Volubilis, avril 2019
La première oblitération représente la Fontaine Saint-Michel, à Paris, représentée sur le timbre émis le 14 mars 2019 à l’ouverture du salon. Ce timbre a été conçu et gravé par Monsieur André LAVERGNE.
« La fontaine Saint Michel est située dans l’angle entre le boulevard Saint-Michel et la Place Saint-André-des-Arts. Cette fontaine, représentant l’archange Michel terrassant le Diable, évoque la lutte du Bien contre le Mal. Elle a été commandée par Haussmann sous Napoléon III. » (Site internet Paris Info, de l’Office du Tourisme et des Congrès de la ville de Paris, consulté le 7 avril 2019).
Bloc timbre et oblitération

Le timbre représente Les Quatre Parties du monde soutenant la sphère terrestre, fontaine parisienne conçue par Jean-Baptiste CARPEAUX et Gabriel DAVIOUD en 1867, et inaugurée en 1874 pour le Jardin de l’Observatoire. Œuvre humaniste, elle fait un peu penser au monument de l’Union Postale Universelle (UPU) inauguré plus tard en 1909 à Berne (Suisse) et réalisé par René de SAINT-MARCEAUX.
L’oblitération représente l’un des chevaux marins qui entrent dans la composition du monument, sculptés par Emmanuel FREMIET.

Timbre-poste « Panoramix », carnet de 12 timbres, émis en 2019 pour les 60 ans d’Astérix le Gaulois, bande dessinée créée par le duo Albert Uderzo/René Goscinny. Panoramix est le druide du village d’Astérix. Lui seul connaît le secret de la composition de la potion magique qui donne une force surhumaine, et qui permet aux Gaulois de résister « encore et toujours » aux armées de l’Empereur romain César.
© Editions Albert René.



















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